Algerie, une seconde révolution! ( 17)

5 juin 2026

« La légende,
c’est d’abord un bruit qui a couru en Algérie d’une prison à l’autre parmi les condamnés d’une justice aux ordres : «T’as un comité de soutien en France, en Europe et dans le monde. Ça va faire un sacré boucan ! Ça va faire tomber Tebboune. On va être libres ! »
Boualem Sansal en a fait son ordre de mission et la matière de son livre La Légende sous-titré « libres méditations d’un prisonnier encombrant ».
D’où son refus de toute contrainte de genre, de forme, de ton ou de circonstances pour un livre qui est « un témoignage et un acte », un livre « écrit en quarante jours, dans l’urgence, avec la blessure encore ouverte ».
Pourquoi écrire et publier si vite ? si ce n’est parce que Sansal s’est fait un devoir de démonter les mécanismes d’une incarcération et de dire ce qu’est une prison dans un pays où le droit ne veut plus rien dire.
Car ils l’attendent comme un ultime espoir ceux qui sont restés là-bas en proie à l’arbitraire d’un système qui a si bien su étouffer le Hirak. Et c’est pour eux qu’il a écrit ce livre.
Boualem Sansal le précise dans son avertissement : La Legende est « un livre de combat », comme un réquisitoire dressé pour soutenir lces « milliers de prisonniers injustement arrêtés, condamnés , puis oubliés en Algérie et ailleurs.Qu’ils sachent que leur sort n’est ni invisible ni sans nom. Les bourreaux prospèrent dans l’anonymat : la lumière commence par les désigner. »

Dans
La Legende, ce livre qui ne ressemble à aucun autre, Boualem Sansal a mis en acte le projet de Malrich après sa condamnation par les islamistes de sa banlieue, à la fin du Village de L’Allemand:
« Je dirai tout ce que je sais, après on verra » mais Sansal a déjà envisagé la suite….
à quoi auront servi la littérature et le bruit qu’elle suscite !

« 

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